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LFD #1 est le premier numéro d’une revue à parution aléatoire consacrée aux cinémas documentaires de création indépendants. LFD #1 place au cœur de ses préoccupations des films réalisés en marge des circuits industriels de production et par conséquent souvent peu diffusés. Le projet est développée sur deux supports distincts et complémentaires : un DVD et un site Web, accessibles dans deux langues, anglais et français. Nous choisissons l’appellation revue, avec le désir d’en garder l’esprit fédérateur et réactif, pour évoquer un cinéma ancré dans son temps et qui n’hésite pas à prendre position. Dans une logique inverse au flux, nous souhaitons LFD #1 servie par un travail éditorial exigeant, artistiquement et politiquement. Nous voulons, en accompagnant le public dans sa découverte, prendre le risque de présenter de jeunes auteurs et des films atypiques.
1. Présentation 2. Sommaire 3. Participer 4. Partenaires
TÉLÉCHARGER Avec la publication de cette revue, nous poursuivons quatre objectifs intimement liés : – contribuer à l’invention de nouvelles pistes de diffusion et de distribution pour un cinéma riche et fragile qui souffre d’un manque d’accès au public, – soutenir les auteurs en valorisant le travail sensible, inventif et singulier propre à ce cinéma de l’écriture, de la durée et de la rencontre, – affirmer le rôle qu’a à jouer le cinéma documentaire dans la vie de la cité car nous pensons qu’il est un outil nécessaire à l’éducation du regard et à la prise de distance quant aux formes dominantes d’images filmiques, – poser et proposer, au travers des films, un regard critique et prospectif sur l’époque contemporaine, dans la perspective de l’invention de nouveaux possibles.
> Contenus Le DVD, d’un peu plus de 3 heures, regroupe 13 films documentaires
d’une durée de 5 minutes à 60 minutes. Il est accompagné d’un livret de
28 pages. Les films présentés sont issus d’une sélection faite parmi
des films vus en festival et parmi ceux qui nous sont parvenus suite à
un appel à films lancé dans plusieurs pays. - La rubrique Dossier constitue la partie centrale du DVD. On y trouve plusieurs films documentaires articulés autour d’un thème. Au travers de cette sélection de films, nous souhaitons explorer plusieurs aspects d’une réalité, sans souci d’exhaustivité, confronter les regards et les sensibilités, les mêler pour faire éclater et réinvestir le thème choisi.
- La rubrique Pratiques explore au fil des numéros les pratiques de collectifs ou d’individus impliqués dans la création documentaire contemporaine.
- La rubrique Labo est consacrée à des expériences documentaires atypiques qui proposent un travail d’exploration formel, questionnant le genre documentaire.
Le site Web http://revue.lafamilledigitale.org propose de prolonger la réflexion autour des films du DVD. On y trouve d’autres films, des documentaires sonores, des entretiens avec les réalisateurs, des textes et une sélection de liens.
> Distribution Chaque numéro est disponible : - pour le secteur institutionnel : réseau des médiathèques, centres de documentation, espaces culturels (à un tarif spécial comprenant un droit de prêt public et gratuit). La distribution de LFD#1 repose sur l’organisation en réseau horizontaux envisagés comme des alternatives aux impasses des circuits traditionnels de distribution. > Autour de la revue Notre association organise des projections en présence des réalisateurs des films du nouveau numéro. Ces projections en France et à l’étranger sont accueillies par des salles de cinéma, des lieux de diffusion alternatifs ou encore par des festivals. La revue est aussi diffusée dans les réseaux des cinémas indépendants comme outil de programmation. Adressée à des programmateurs de salles. Elle permet de faciliter l’accès aux films.
Sur l’Internet certains contenus sont placés sous licence Creative Commons (les entretiens avec les réalisateurs et certains films courts), et sont publiés sur des plate-formes de diffusion type Dailymotion ou d’autres à vocation plus éditoriale. Ce travail est accompagné d’une procédure de référencement.
> DOSSIER / Frontières La frontière désigne la ligne à la fois imaginaire et légale qui sépare deux États souverains. Le mot vient du mot front : la zone de contact avec l’armée ennemie. Avant même de devenir l’élément central d’un processus de domination et de contrôle, la frontière est l’incarnation d’une violence. Une violence doucement normalisée qui s’impose aux regards et aux corps. Une violence qui interroge à la fois le vivre ensemble et notre représentation intime du monde. Territoire, identité, le concept induit une manière d’envisager l’autre, comme un ennemi, et l’altérité, comme un danger. Aujourd’hui, la frontière est partout, géopolitique mais aussi économique, sociale, culturelle. Des frontières au delà de la frontière, moi, toi, eux, à côté, là-bas, chacun chez soi... Un outil au service des puissants. Une grille dans laquelle personne ne rentre. Et au travers, une diversité insensée de réalités humaines. Comment filmer dans les banlieues d’Istanbul ou de Newhall les promoteurs repoussant les limites de leurs territoires à coup de bulldozer, de panzers et de quartiers résidentiels ? Comment filmer sa propre colère devant sa propre histoire ? Comment filmer le mur qui démembre et écrase ? Comment filmer l’espace où l’on parque des apatrides en transit entre la fuite d’une misère totale et un retour les bras menottés ? Choisir d’être là, de participer, de filmer, de monter, de montrer coûte que coûte. Faire du film un document et une arme. Choisir de prendre le temps de fouiller, de retrouver, de documenter, d’écrire. Face aux modèles, raconter le singulier, en rêver. Travailler ensemble, bousculer les habitudes. Aucune image ne va jamais de soi. Les cinq films de ce dossier sondent la perméabilité entre vérités et représentation et posent la question du dispositif cinématographique, au moment de vouloir interroger notre manière de vivre ensemble ou plutôt la manière dont on voudrait nous voir vivre ensemble... La couleur des oliviers de Caroline Rivas En 2002, les Israëliens débutent la construction d'un mur dans le but de prévenir les attaques terroristes palestiniennes dans les colonies des territoires occupés de Cisjordanie. La phase A du Mur commence à 60 km au nord du village de Masha et finit sur la colline autrefois idyllique qui surplombe Tel Aviv. Béton armé, grillages, barbelés, militaires, le mur sectionne le village sous la fenêtre de la famille Amer, qui vit du travail de cette terre depuis des générations. Portes électriques, cadenas, présence permanente des soldats. Humiliation, attente imposée, ne plus être chez soi, entendre qu'on n'existe pas, chaque jour le cliquetis du cadenas, chaque jour des geôliers méticuleux. En face, les mots n'ont plus prise. La colère muette, brute sourde devant la taille de l'injustice. Ne pas renoncer, à son corps défendant, rester, chaque jour, ne céder aucun terrain.
The wash de Lee Lynch et Lee Anne Schmitt Le temps des bouffons de Pierre Falardeau La résistance du 2 septembre d'Isaac Isitan 25 minutes / 16 mm / Turquie / 1977 Là, c'est la lutte pour la frontière de la ville. Il y ceux qui décident qui est dedans et qui reste dehors. Là, c'est en 1977, on s'asseoit sur la solidarité, on s'asseoit sur le mouvement de ceux qui se regroupent pour être juste humain. Spéculateurs de terre selon le gouvernement. Spéculateurs de terres : les travailleurs venus se construire des taudis à la périphérie d'Istanbul. Pas d'espace libre, pas de place là où la ville ne veut pas de vous : Panzers et militaires. En face, pierre et bâton et la force vive décuplée par la survie. Le film a été tourné et monté en peu de temps, pour être diffusé aussitôt et soutenir la lutte des sans-terres. Pour vivre, j'ai laissé réalisation collective sur une idée de Bénédicte Liénard > LABO / Je(ux)? La rubrique Labo est destinée à mettre en exergue le coté jubilatoire
de la facture des films et leur caractère expérimental. À la précieuse
question du genre cinématographique, cette rubrique ne répond donc
surtout pas. Bien au contraire, elle revendique l'absolue subjectivité
des auteurs et la diversité de formes dans lesquelles le cinéma
documentaire existe. Un cinéma où l'idée de la sculpture prend tout son
sens : récolter, extraire, rassembler, rencontrer, expérimenter,
penser, jusqu'à se retrouver un jour avec un bloc, une masse de
matière. Puis, partir à la recherche de la forme du film, élaguer
jusqu'à en faire émerger la plus précise, où sons et images
s'emboiteraient sur une empreinte taillée au millimètre, extrusion de
l'expérience et de l'intention de l'auteur. Mon deux de David Sorin 22 minutes / DV / France / 2006 Entre contrainte et sécurité, où en suis-je dans cette structure à la fois interne et externe, intime et sociale, image réelle ou rêvée ? Au moment où la charpente de la maison familiale apparaît, c'est qu'on est déjà propulsé dehors, dans une structure à la fois fluide et rigide. Mon Deux est une pérégrination de 22 minutes dans le paradoxe de cette structure, tantôt abyssale, tantôt hyper cloisonnée. C’est le réel ou sa possibilité qui sont interrogés dans une résonance entre l’autoréférence du Moi et la construction réflexive du monde, dans un film où le tenon et la mortaise tiennent lieu de cadres. Mais qui organise et maintient l'autre ? Expérience à la pomme d'Aurore Sanguinetti 8 minutes / animation 2D / DV et Super 8 / France / 2006 Il y a les cassettes enregistrées sur le magnétophone avec Arthur et les cousins... Il y a les dessins... Il y a les films de vacances en super 8... Il y a le soleil sur la façade de la maison en Corse, il y a aussi la recette de la rue et l'odeur du pain perdu, ou plutôt, la recette du pain perdu et l'odeur de la mer... Où était-ce seulement l'idée de l'odeur, ou l'idée du souvenir ? Entre animation et vidéo, super 8 et photomontage, le film fouille, emmêle, démêle et cherche à recoudre les souvenirs épars du grand bonheur de "quand j'étais petite".
> PRATIQUES / Films d'atelier Les pratiques du cinéma en atelier recouvrent des approches diverses. Elles ont pourtant toutes un point commun : mettre en place des méthodes collectives de travail aux différentes étapes de l’élaboration d’un film, proposer le faire-ensemble comme un dispositif en soi quelles que soient l’expérience des réalisateurs, la qualité du matériel et les imperfections. Les ateliers tirent la pratique cinématographique du côté de l’artisanat, ils en font un choix politique. Le film échappe à son statut d’objet fini, éprouvé par un processus de production qui en fait un produit commercial, consommable. On regarde des objets inachevés, en montage, on échange les ressentis, les expériences, les réflexions. Le clivage réalisateur/spectateur, que le marché fait glisser vers celui de production/consommation est brouillé, à l’avantage d’un regard actif, critique et éduqué. Du Groupe Octobre dans les années 30 aux groupes Medvekine dans les années 70, ce désir d'un cinéma collectif qui ne soit pas exclusivement un produit mais bien un faire-ensemble et une prise de parole n'est pas nouveau. Aujourd’hui, l’héritage est multiple, facilité par le Super 8 et la vidéo : ateliers d’éducation à l’image, ateliers en prison, en centres fermés pour demandeurs d’asile, et d’une manière générale, dans les nombreux lieux où la parole n'est qu'à peine autorisée. Parmi eux, nous avons choisi de présenter ici deux collectifs qui explorent chacun un axe de l’image documentaire, sur des supports différents : Sans Canal Fixe à Tours et Cent soleils à Orléans. - Collectif Sans Canal Fixe - Tours SCF développe depuis 1998 des modes de productions et de diffusion alternatifs pour accompagner des formes d’écriture et de pratiques cinématographiques singulières, affranchies des critères normatifs de la télévision. Les 3 films présentés ici sont issus d’un de leurs atelier dont l’objectif est de réaliser des films courts et réactifs à l’actualité locale qui démystifient les informations télévisuelles en s’appuyant sur les outils et les pratiques du cinéma documentaire. Il s'agit d'essayer de transmettre un évènement avec un point de vue d’auteur, conscient de sa responsabilité, à un public qui peut s’exprimer à propos de ce qu’il voit. Les sujets, leur écriture, la composition des équipes de tournage, le montage et la diffusion des films sont proposés à la réflexion collective. Magnificac 40 d'Olivier Daunizeau et Franck Wolff Un p'tit son de Franck Wolff > L'eurobus de Franck Wolff - Collectif Cent Soleils - Orléans L’association Cent Soleils, créée en 2001, promeut le cinéma documentaire par l’organisation de diffusions, l'aide aux projets de films et la mise en place d'ateliers de réalisation. La sensibilisation à l’image est menée à travers une initiation théorique et pratique en super8 où le travail d’écriture tient une place essentielle. Le film commence au moment où l’on se raconte avec la conscience de s’adresser à quelqu’un : une amie, une mère, des spectateurs, à travers une mère à des spectateurs. Il s’agit de dire ce que l'on vit avec un langage cinématographique, de trouver une place d’où prendre la parole. Chacun de ces trois films fait cet effort, propose un éloignement de matière intime pour la communiquer à autrui. Le film à ma mère de Mohamed Ramla 8 minutes / Super 8 / France / 2004 À la mémoire de la tulipe de Zehra Siné 5 minutes / Super 8 / France / 2004 Depuis la banlieue orléanaise, une femme se souvient et nous raconte son pays natal : la Turquie. Adaptation de Janet Woodward 6 minutes / Super 8 / France / 2004
> Proposer un film ou un document sonore Télécharger la fiche d’inscription
> Distribuer la revue
Vous êtes une institution (médiathèque, bibliothèque, ECM,…) et voulez proposer notre revue à votre public,
> Organiser une projection autour de la revue Vous
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notre travail au travers de projections et de débats : Contactez-nous
Dans le cadre du projet Défi Jeune, La Famille Digitale a reçu le soutien de : Radio Pulsar, la
Librairie Gilbert Joseph de Poitiers, K-Unique, l'association Ciné sur Besbre et les Rencontres Cinéma Nature, le
Bar le Pince Oreille, l'Espace Mendès France, l'association Poitiers Jeunes, le Studio Delaunay et les Producteurs Animaliers Associés. |
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