dimanche 2 novembre 2008

Juste une discussion : Autour du nouveau livre de Jacques Rancière, "Le spectateur émancipé"

Chers visiteurs, nous vous avions promis de retrouver sur ce blog des discussions où nous puissions échanger, confronter des idées, voici la première.

Le sujet : Autour du nouveau livre de Jacques Rancière, "Le spectateur émancipé".

Le fonctionnement de la discussion est simple : la rédaction des Spectres a ouvert plusieurs (5) messages que vous retrouverez ci-dessous, dans chaque message un thème de discussion autour du sujet. Chaque visiteur peut participer à la discussion sans s'inscrire, via les commentaires. Une partie, ou la totalité de la "table ronde" sera publiée dans le prochain numéro des Spectres du Cinéma à paraître courant décembre.

Pour des raisons pratiques, la discussion est ouverte du 2 au 30 Novembre.



Illustration : "V for Vendetta"

Discussion (thème 1) : Autour de "Le spectateur émancipé"

Premier thème de la discussion :

Votre réception de spectateurs-lecteurs au livre "Le spectateur émancipé" ?

Discussion (thème 2) : Autour de "Le spectateur émancipé"

Deuxième thème de la discussion :

Quelle émancipation, et pour quoi faire ?

Discussion (thème 3) : Autour de "Le spectateur émancipé"

Troisième thème de la discussion :

La critique "institutionnelle" de cinéma et la pensée de Rancière.

Discussion (thème 4) : Autour de "Le spectateur émancipé"

Quatrième thème de la discussion :

Rancière et la photographie.

Discussion (thème 5) : Autour de "Le spectateur émancipé"

Cinquième thème de la discussion :

Rancière ou comment en finir, à gauche aussi, avec Mai 68 ?

Discussion ("thème" 6) : Autour de "Le spectateur émancipé"

Sixième "thème" de la discussion :

Discussion libre autour du livre

samedi 1 novembre 2008

Cycle Bazin

Plusieurs rendez-vous autour d'André Bazin pour les mois à venir, en hommage au cinquantenaire de sa disparition.

Tout d'abord, Ouvrir Bazin, un colloque franco-américain à Paris organisé par le nouveau campus de l'Université Diderot (site des Grands Moulins dans le quartier de la Bibliothèque Mitterrand), en collaboration avec l'université de Yale. (25-29 nov 2008)
Avec : Dudley Andrew, André S. Labarthe, Olivier Faivre, Michel Mourlet, Raymond Bellour, Antoine de Baecque, Hervé Joubert-Laurencin, Jeanne Moreau, Steven Ungar, Marc Vernet, Angella Dalle Vacche, Marc Cerisuelo, Rochelle Fack, Jean-François Chevrier, Bruno Tackels, Diane Arnaud, Florence B. de Courville, Jean Narboni, Philip Watts, Seugnhoon Jeong, Diana Lemberg, Grant Wiedenfield, Nicolas Thys, Ryan Cook, Jeremi Szaniawski, Michael Cramer.

25 nov (Grands Moulins) : Ouverture
26 nov (Grands Moulins) : Avez-vous lu Bazin?
27 nov (Grands Moulins) : Un Bazin d'après-guerre
27 nov (Grands Moulins) : Un Bazin moderne
28 nov (Grands Moulins) : Un Bazin impur
28 nov (Cinémathèque Française) : Un Bazin écrivain (projection de Van Gogh et Guernica d'Alain Resnais, Les Désastres de la guerre de Pierre Kast)
29 nov (Grands Moulins) : Bilan critique, Recherches en cours

voir détails du programme sur le site Paris Diderot
  • 4-7 déc 2008 : Opening Bazin (le pendant américain du colloque à l'université de Yale)
    voir détails sur leur site

Autres événements sur Paris jusqu'à mars 2009 :
  • 24 nov 2008 : Redefining the Neorealist Image (Angela Dalle Vacche, University of Columbia de Paris, VIe)
  • 25 nov 2008 : Vie et seconde vie d'André Bazin (Dudley Andrew, Grands Moulins, XIIIe)
  • 2 déc 2008 : Cézanne et les frères Lumières (Angela Dalle Vacche, Grands Moulins, XIIIe)
  • 12 Jan 2009 : Remnants of Tragedy (Philip Watts, rue Charles V, IVe)
  • 13 jan 2009 : Guerre et Mémoire Chez Godard (Philip Watts, Grands Moulins, XIIIe)
  • 16 jan 2009 : De Bazin à Jacques Rancière : critique et théorie du cinéma (Philip Watts, Institut National de l’Histoire de l’Art, IIe)
  • 27 fév 2009 : De Bazin à Flaubert, suite : Madame Bovary selon Renoir (Jean-françois Chevrier, Institut National de l’Histoire de l’Art, IIe)
  • 10 mars 2009 : Les films renaissent aussi. Resnais, Marker, Rouch (Steven Ungar, Grands Moulins, XIIIe)
  • 13 mars 2009 : Scènes dans une bibliothèque. réflexions sur un film d’Alain Resnais (Steven Ungar, Institut National de l’Histoire de l’Art, IIe)
  • 16 mars 2009 : Visual Remains and the Poetics of Culture (Steven Ungar &
  • Dudley Andrew, University of Columbia de Paris, VIe)
  • 20 mars 2009 : Renoir et le réalisme (Dudley Andrew, Institut National de l’Histoire de l’Art, IIe)
    téléchargez le programme en PDF sur le site de l'université Diderot


Cycle de projections de quelques 70 films sur lesquels Bazin a construit ses théories critiques. (27 aout-1er décembre 2008)
Voir détails sur le site de La Cinémathèque Française

mercredi 8 octobre 2008

Bien encadrée

Sur le célèbre site internet de renseignements cinéma AlloCiné, chaque espace compte pour faire de la réclame. L'information sur un film ne s'offre pas sans son lot massif de publicités pour d'autres films qui viennent de sortir ou vont bientôt sortir. Ce genre d'endroit où la réclame s'affiche à outrance donne toujours l'occasion de constater quelques rapprochement aberrants. Aujourd'hui, par exemple, encadrée par de grandes bannières publicitaires verticales pour le film La Loi et l'Ordre aux slogans absolument terrifiants ("On ne devient pas flic pour servir et protéger. On devient flic pour imposer le respect." ou "La plupart des gens respectent l'insigne. Tout le monde respecte le flingue."), j'ai vu une réclame pour le prochain film de Rabah Ameur Zaïmeche, Dernier maquis, qui sortira le 22 octobre. Un voisinage assez curieux (qui ne devrait probablement même plus attirer mon attention) pour le film de RAZ, si l'on se souvient de son premier film Wesh, wesh, qu'est-ce qui se passe ? (2002) et connaissant la prise de position récente du réalisateur vis-à-vis du ministère de l'intérieur.

mercredi 1 octobre 2008

Le Monde en croque pour Besson

Faisons suite ici à l'article "Perte du temps" à propos du film Taken de Pierre Morel dans le numéro un des Spectres du Cinéma (p. 28) en proposant un lien vers un article récent publié dans le journal Le Monde (30 septembre 2008) en deuxième page.

Cette ode très sincère à ce brave Besson, prêt à fouler stratégiquement le sol des dites "cités difficiles" d'Île de France pour échanger ses cadeaux (ses projets) contre du talent artistique brut (le trésor) sonne rance. Que l'on trouve cet article dans les pages du journal Le Monde et non dans celles du Figaro n'a, en vérité, rien de surprenant, reflet d'une complaisance toujours vive d'une certaine "gauche" pour le paternalisme culturel qui n'a rien à envier à celui de la droite. Le Monde attend peut-être le prochain film de Pierre Morel et John Travolta avec impatience, nous non, ce cinéaste estampillé EuropaCorp n'ayant pas son pareil (à part peut-être les récentes vidéos du collectif Kourtrajmé dont voici la nouvelle, semble-t-il justement en "compétition" d'inanité avec "Go Fast" nouvelle production EuropaCorp, après le clip de Justice) pour vainement surfer sur un discours sécuritaire et l'"image négative" de la banlieue véhiculée par les médias comme on exploite un bon filon, substituant au travail politique efficient ("tous pourris"), une juteuse industrie du divertissement.

mardi 30 septembre 2008

Réponses (en sourdine)

En page 9 du premier numéro des Spectres du Cinéma nous publiions un article intitulé "Burdeau et Lanzmann, Badiou" qui exprimait quelques réticences à l'égard de la rédaction actuelle des Cahiers du Cinéma.

Voici les premières "réponses" des intéressés à cet article ou à d'autres critiques qui leurs sont en effet adressées régulièrement sur le forum des Cahiers :

"Quoi de neuf au cinéma ce mois-ci ? La Vie moderne, Dernier Maquis, De la guerre, La Frontière de l’aube. C’est amusant : chacun de ces titres pourrait aussi être celui de cet éditorial. Mais aussi, parmi les sorties, Coluche et Mesrine. Le mois dernier, les films les plus remarquables s’appelaient Entre les murs et La Belle Personne. Des films français. Au moment où la mise en vente des Cahiers par le groupe Le Monde suscite bien des commentaires sur ce que nous faisons, ne faisons pas, aurions dû faire ou ne pas faire, réapparaît fréquemment le grief de trop de bienveillance pour le cinéma français. Trop de place accordée à une cinématographie qui serait devenue mineure. Bon. Peut-être. Il faut prêter l’oreille à ces critiques, être prêt à se remettre en question." J-M Frodon
http://www.cahiersducinema.com/article1738.html

Frodon fait, semble-t-il, mine de ne pas comprendre que lorsque quelques lecteurs (nous n'en faisions pas partie dans l'article en question) s'insurgent d'une trop grande bienveillance à l'égard du cinéma français, il s'agit de la défense d'un certain nombre de films qui semblent ne pas représenter un intérêt particulier aux yeux des lecteurs et qui semblent surtout défendus parce que l'on est "entre copains". Nous y reviendrons dans le prochain numéro des Spectres, en particulier sur la question du cinéma de Christophe Honoré. Prendre en otage quelques cinéastes, certes talentueux, pour justifier ses choix souvent douteux laisse perplexe. De même il ne s'agit pas de reprocher aux Cahiers leur goût pour certains films états-uniens mais plutôt l'hystérie d'une partie de la rédaction pour tout ce qu'Hollywood produit (on se souvient de remarques récentes à propos d'un Indiana Jones ou d'un Batman). Nous y reviendrons aussi... Une fois de plus, la remarque de Frodon vise à occulter les critiques plus engagées.

"Ce geste radical pointe l’acuité politique du cinéma de Rabah Ameur-Zaïmeche et l’audace faussement décontractée de l’homme. En ces temps de folklorisation de l’héritage communiste, de commémoration hypocrite ou semi-honteuse de Mai 68, comment rendre sa puissance à un des symboles les plus usés mais aussi partagés, comment recharger le rouge ? Par le bas : la palette, cheville modeste et archaïque d’un capitalisme sans âge. Par le haut : la puissance de l’art ici assumée, la frontalité picturale et théâtrale de la mise en scène." C. Neyrat
http://www.cahiersducinema.com/article1743.html

C'est donc Cyril Neyrat (l'une des rares plumes sympathiques des Cahiers, soit dit en passant) qui est chargé de renvoyer sur l'autre l'une des critiques émises contre les Cahiers dans notre article. Loin, le plus loin possible... Cependant, Eugenio Renzi persistait et signait encore il y a peu dans son blog de la reprise des Cahiers sur lequel il s'était "amusé" a mettre en fond d'écran le numéro des Cahiers Henry Langlois de 68. Un geste aussi intriguant que les publicités post-révolutionnaires d'une grande marque de distribution qui fleurirent il y a quelques mois sur les murs des villes. Même esprit de récupération, même mauvais agencement de Mai 68.

mardi 16 septembre 2008

DISCUSSION autour de l'entretien Tesson

La rédaction souhaite partager ses réflexions diverses et contradictoires sur les idées abordées par Charles Tesson dans cet entretien que nous avons publié dans notre premier numéro (page 58).

Nous avons préparé cet entretien ensemble, deux d'entre nous, Raphaël Clairefond et Sébastien Raulin, sont allés discuter avec Tesson. Mais certains d'entre nous voulaient revenir sur certains propos et faire part d'un point de vue critique.

C'est l'occasion d'inviter ici les lecteurs à participer à cet exercice de débat ouvert, comme nous l'avions annoncé sur ce blog.

samedi 6 septembre 2008

# 1

SPECTRES DU CINEMA
#1 - Automne 2008 - Gratuit
DISPONIBLE EN LIBRE TELECHARGEMENT ICI
DEPUIS LE SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2008 :
Vous êtes plusieurs à nous demander si la revue est aussi éditée sur support papier. Pour l'instant non, mais nul ne sait à l'avenir. Nous espérons cependant que lorsque vous imprimez le numéro sur papier chez vous, vous le faites circuler autour de vous.


NOUVEAU "Spectres du Cinéma" en format webzine :



vendredi 5 septembre 2008

Discussion autour des critiques entre lecteurs et rédacteurs (#1)

"Jugement axiomatique : Le jugement l'indiffère. Parler axiomatiquement d'un film reviendra à examiner les conséquences du mode propre sur lequel une Idée est ainsi traitée par ce film. Parler d'un film sera souvent montrer comment il nous convoque à telle Idée dans la force de sa perte ; au rebours de la peinture qui est par excellence l'art de l'Idée minutieusement et intégralement donnée. Parler axiomatiquement d'un film, c'est en parler en tant que film. Indiquer ce qu'il pourrait y avoir, outre ce qu'il y a." Alain Badiou, Petit manuel d'inesthétique, 1998.

Dans le numéro un :

Critiques (page 73)

Les Ruines de C. Smith, par Lorin Louis. 73

Shrooms de P. Breathnach, par Lorin Louis. 73

Bon baisers de Bruges de M. McDonagh, par Stéphane Belliard. 74

Glory to the filmmaker! de T. Kitano, par Lorin Louis. 75

Falafel de M. Kammoun, par Lorin Louis. 77










(merci de proposer des commentaires construits qui prennent la peine de toujours préciser de quel film vous parlez, et avec qui vous discutez si vous répondez à un commentaire précédent).

photo du film Les Ruines, C. Smith.

EXTRAITS #1 (I)

Des spectres hantent le monde du cinéma
par BORGES

Des spectres hantent le monde du cinéma, comme Dieu et le communisme hantaient le petit monde de Don Camillo : les spectres des Cahiers du cinéma.

Nous ne visons pas à les faire revenir, ni à les chasser ; nous sommes contre la chasse, aux sorcières, aux bêtes, au Snark, et plus encore au Boojum.

"Spectres du cinéma".

Une analyse spectrale révèlerait la présence des Cahiers et de Marx dans cette construction qui condense deux titres fameux. Qu'on ne se trompe pas sur nos intentions ; nous ne cherchons pas à substituer des spectres à nos vieux "Cahiers", ou à insinuer qu'ils ne seraient plus désormais que les spectres de ce qu'ils furent, encore moins cherchons-nous à substituer le cinéma à Marx, en opposant à ceux qui cherchent à changer le monde, sa simple reproduction divertissante. Un opium contre l'autre. L'opium du peuple contre celui des intellectuels. Si les discours sur le cinéma contiennent nécessairement une rhétorique des drogues, nous ne croyons plus avec Griffith que les artifices de l'opium nous ramènent au paradis, pas plus que nous ne croyons qu'une culture, une religion, disposeraient plus que d'autres à faire du cinéma. A ceux qui conseillaient d'apprendre la mise en scène pour comprendre Mizoguchi et non pas le japonais, nous ne disons pas qu'il faut se faire asiatique pour saisir les cinémas asiatiques. Ces histoires de culture ne nous intéressent que modérément, surtout quand elles naturalisent l'histoire et, niant l'universelle capacité des hommes à produire de la vérité au-delà des multiplicités, dérivent avec l'aplomb d'une logique scolastique indigne des médecins de Molière les plans d'immanence de Hou Hsiao-hsien des vertus dormitives de la calligraphie. Que les gens écrivent en arabe, en pictogramme, idéogramme, en forme de coins, en morse, cela ne dispose à rien d'essentiel, pas plus que manger avec des baguettes, ses mains, une fourchette, porter le chapeau, la kippa, le voile ou la culotte ne prédisposent à diriger le monde, et encore moins à égaler le génie de la rebelle, Katharine Hepburn.

Seules nous importent les vérités dont les singularités, les exceptions, toujours minoritaires, sont capables.

"Spectres du cinéma".

Notre intention ici n'est pas d'annoncer : "les Cahiers sont morts, vivent les spectres".

Ce serait d'un comique !

Aucun d'entre nous ne se sent de taille à se lancer dans une parodie admirative de Marlon Brando discourant sur le cadavre de César assassiné, dans le film de Mankiewicz, qui, comme Shakespeare et Madame Muir, s'intéressait aussi aux fantômes. On n'essayera donc pas de désigner aux lecteurs improbables, les plaies faites à la revue, par la bêtise d'untel, les compromissions d'un autre, les lâchetés de tous ces hommes honorables, qu'un manque de désir de vérité, si accordé au nihilisme d'une époque qui voit les rats se précipiter vers "le service des biens", aura finalement conduits, sans que l'on comprenne comment, malgré le sérieux de nos efforts, et les prodiges de nos ironies, à égaler Ozu à je ne sais quel auteur de série Z, Spiderman et Still life ; alors que n'importe quel amateur de comics vous prouverait avec brio que la vie de Peter Parker est très loin de la tranquillité des natures mortes et de la vie des braves gens des Trois Gorges.

Si nous n'affirmons pas "les Cahiers sont morts, vivent les spectres", c'est aussi, sans doute, parce que nous ne sommes pas assez magiciens, sorciers, ou fils de Dieu, pour faire revenir à la vie les spectres, bien que nous croyions au lien de la vérité à ses résurrections ; et puis, pour qui veut bien considérer la chose, les spectres échappent à l'alternative vie ou mort ; les spectres n'existent pas ; c'est du cinéma ; à moins que le cinéma ne soit un héritage des croyances au surnaturel, magie, ombres chinoises et table tournante ; ce qui revient au même ou à l'autre.

Et Marx alors ?

On y reviendra.

ECRIRE DU CINEMA

Si les Cahiers du cinéma sont morts, meurent, risquent de mourir ; pour nous, en nous, pour le cinéma, nous restent les spectres du cinéma ; ceux de Bazin, de Daney, des autres, de toutes ces signatures qui écrivent sur le cinéma ou, pour le dire avec Godard, "écrivent du cinéma" ; un Godard que je m'invente peut-être pour le plaisir de le citer, pour le bonheur de m'expliquer avec son spectre ; ici même.

"Ecrire du cinéma", Godard l'entendait comme écrire depuis le cinéma, le cinéma comme origine de l'écriture.

[...]

(retrouvez la suite de cet article en page 3 du numéro un en ligne dès le vendredi 5 Septembre 2008)












Image : Isaac de Bankolé dans
Ghost Dog, Jim Jarmush.
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